Il est plus rare d’entendre parler de la perversion narcissique au féminin, et pourtant. Les perverses narcissiques existent bel et bien, au même titre que les hommes.
Par souci de pudeur, de génération ou de méconnaissance de la pathologie, bien des hommes n’osent pas en parler ou apporter leur témoignage. Entre enfer et humiliation, voici les caractéristiques de cette femme perverse, les signes pour la reconnaître et s’en sortir.
Femme pervers narcissique : c’est quoi ?
La perversion narcissique n’a pas de sexe. C’est un trouble de la personnalité, se traduisant par un trouble narcissique et pervers. Un trouble qui repose sur la manipulation mentale, et dont l’emprise, la domination psychologique sur une victime, les caractérise.
Un trouble narcissique, présent chez ces femmes au même titre que les hommes et se caractérisant par un besoin pathologique du registre du narcissisme, d’être constamment admiré, dans une quête perpétuelle de reconnaissance. C’est un aussi un trouble du registre de la perversion, dont le besoin se caractérise par un besoin obsessionnel et pathologique de satisfaire désirs et besoins, bien avant ceux des autres et à leurs dépens. Les autres ne sont que des pions, des objets.
Leur personnalité complexe les rend difficiles à identifier. En effet, elles sont de pointilleuses manipulatrices, sans affect. Les masques qu’elles portent sont nombreux et multiples, ce qui les rend d’autant plus complexes à repérer : elles sont de véritables caméléons.
On peut cependant leur attribuer certains signes communs, semblables à leur homologue masculin. Séduisantes et accueillantes au premier abord, il ne leur faut que peu de temps pour que la tyrannie et l'autoritarisme pervers et pathologique ne se dévoilent. Tout comme leur alter ego, elles sont agréables et bonnes vivantes en public, mais de véritables bourreaux en privé avec leurs victimes.
Les perverses narcissiques sévissent partout et n’épargnent personne : famille, enfant, conjoint, amis, milieu professionnel. Leur relation destructrice, est un cercle vicieux d’anéantissement de leur victime. Leur image est parfaite, mais l’apparence de ces relations n’est qu’illusoire. Car c’est justement de cette image et de cette emprise toxique que se nourrit la perverse narcissique.
L’image de la perverse narcissique est ce qui lui importe le plus. Son apparence, la façon dont la société la perçoit, ce que les autres pensent d’elles. C’est ce qui la fait vivre, et c’est ainsi qu’elle nourrit son narcissisme déplorable et pathologique. Sans son image elle n’est que l’ombre d'elle-même et court à sa perte.
L’origine de leur perversion naît dans l’enfance, lors de la structuration du narcissisme. (voir notre article à ce sujet). On ne naît pas pervers, on le devient.
Caractéristiques d’une femme perverse narcissique
Les perverses narcissiques ont dans leur caisse de bricolage un attirail effrayant d’outils de manipulation. Critiques, dévalorisation, jalousie, communication floue ou encore changement d’opinion constant. Ces outils sont des armes de destruction massive visant à semer le flou, le doute, et à garder le contrôle sur une situation dont elles seules détiennent la vérité.
Les perverses narcissiques ne se remettent pas en cause. Jamais. Leur déni est structurel, et pathologique. Persuadées de détenir la vérité, elles n’ont jamais tort et ne doutent jamais.
Si leur manipulation paraît irréelle pour la plupart d’entre nous, c’est parce que les perverses narcissiques ne ressentent rien. Ni empathie, ni culpabilité, ni remords. Elles ont l’âme d’un dictateur destructeur et pathologique nocif à l’humanité.
Et pour cause : les perverses narcissiques au même titre que leur équivalent masculin n’envisagent l’autre que comme des objets. Des objets dont elles peuvent user comme bon leur semble, comme faire valoir ou nourriture narcissique. Le dialogue ou toute forme de communication est malheureusement impossible. La perverse a réponse à tout, ment plus vite que son ombre, change d’opinion et de sujet plus vite que l’éclair. Les limites ? Les perverses manipulatrices n’en n’ont aucune notion.
C’est d’autant plus vrai que leur arme fatale est l’art oratoire. Paul Claude Racamier, psychiatre et psychanalyste de renom ayant décrit pour la première fois en France la perversion narcissique, dit de la parole que c’est “l’instrument majeur, le terrain de prédilection de la perversion narcissique”. La parole est parfois charismatique, parfois douce et gentille. Le monologue est de mise, et la perverse narcissique sait monopoliser non seulement l’attention, mais la conversation. Elle flatte, charme, puis culpabilise, critique et agresse. Elle est le centre du monde, et ne supporte ni cadre ni frustration : c’est elle qui tient les ficelles.
Arme du langage qu’elles complètent par leur séduction pathologique et toxique. Une séduction, non pas dans l’unique but de plaire, mais dans le but d’être l’unique attraction, de parfaire son image, et de pouvoir s’asseoir dans le siège de la femme parfaite. Une mascarade de haute voltige dont la portée unique et finale est la manipulation.
Quel choix des victimes pour la perverse narcissique ?
Le choix des victimes de la perverse narcissique est sensiblement le même que celui des pervers narcissiques hommes. Elles repèrent les proies idéales : des victimes altruistes et généreuses, joyeuses et lumineuses, remplies d’amour, dont elles décèlent une plus ou moins légère faille narcissique (un manque de confiance ou d’estime) ou une blessure non colmatée dans lesquelles elles pourront se frayer un chemin.
Les perverses narcissiques se servent de ces brèches, pour dévaloriser l’autre. La victime, empathique et pour qui le conflit n’est pas sa tasse de thé, se laisse progressivement amadouer, dans l’impossibilité d’expression de son désaccord ou d’une éventuelle colère.
L’intrusion psychique de la perverse manipulatrice et toxique se fait progressivement sur sa victime. La victime voit alors quotidiennement et lentement, son intégrité morale, mais aussi physique se dégrader. La culpabilisation, l’humiliation, les violences et la dévalorisation ont raison d’elle, cette victime joyeuse, humble et généreuse, qui n’est bien rapidement plus que l’ombre d'elle-même.
Perverse narcissique : une séductrice de taille
La mince différence entre une perverse narcissique et son équivalent pathologique masculin, se cache dans la séduction. La séduction des perverses narcissiques est intense. Elles jouent le rôle de la femme parfaite, de l’amante parfaite, de la mère ou encore de la professionnelle parfaite irréprochable. Elles sont coquettes, ravissantes et leur apparence ne laisse pas indifférent. Un dyptique illusoire, dont le revêtement ne tarde pas à se ternir.
La violence est beaucoup plus psychique, contrairement au pervers narcissique homme qui tend à utiliser un plus grand pourcentage de violence physique. Cette violence est d’autant plus forte, poussée et intrusive qu’elle est majoritaire. Elle est néanmoins d’une gravité innommable.
La phase de séduction
C’est dès les premiers instants et lors d’une phase que l’on appelle de séduction (la lune de miel) que la création d’un lien étroit et toxique se fixe entre la femme perverse narcissique et manipulatrice et sa victime.
La perverse narcissique s’affiche comme la femme parfaite en toute circonstance. Elle projette l’image de la femme idéale en s’alignant parfaitement avec les attentes de sa victime. (femme d’affaire, femme libérée, femme voyageuse, introvertie ou encore extravertie). Elle renvoie à l’autre l’image qu’il attend de cette fameuse femme parfaite, propre à chacun. Elle revêt le costume de celle qui lui permettra de se réaliser, factuellement (mode de vie..) ou inconsciemment (syndrome du sauveur).
La descente aux enfers
La perverse narcissique ne tarde pas à dévoiler son vrai visage à sa victime. Elle conditionne sa victime, et la déstabilise. La manipulatrice souffle le chaud et le froid, se rend indispensable et ferre sa victime innocente, prise au piège de cette araignée toxique.
Elle devient alors culpabilisante, autoritaire et même tyrannique.
Dans un parc d’attraction émotionnel, les montagnes russes seraient l’alternance de prises de vitesse et de lenteur, oscillant entre agression..et séduction.. Elle attaque sa confiance, et la martyrise dans une valse effrénée de je t’aime, moi non plus. La victime de cette perverse narcissique est confuse, et perd progressivement son libre arbitre, au même titre que sa confiance et son intériorité. Sa capacité à réfléchir est altérée, et progressivement anesthésiée.
La victime n’est qu’un objet, qu’un instrument. La femme manipulatrice est un poison, qui se répend dans les veines avec assez de lenteur pour ne pas se faire remarquer, mais assez de toxicité pour atteindre l’état létal.
L’emprise et la dépendance
Comme toute substance addictive, la perversion narcissique installe une dépendance mortelle et toxique sur la victime.
Les bons moments se raréfient progressivement et n’arrivent plus que ponctuellement en cas de crise majeure. Les crises, elles, sont fréquentes et multiples. La victime est atteinte et les conséquences majeures : perte de repère, état dépressif, troubles physiques (du sommeil, appétit..), anxiété et parfois mêmes idées suicidaires.
Outre ces conséquences physiques désastreuses, les conséquences sociales et professionnelles sont tout aussi nombreuses. Isolement, rupture avec l’entourage (famille, amis..) mais aussi remise en cause de ses compétences ou encore incapacité de concentration.
La femme perverse narcissique est un poison omniprésent qui une fois la veine trouvée, s’injecte en intraveineuse dans la victime désoeuvrée et désemparée.
Comment reconnaître une femme perverse narcissique : 6 clés
Le masque de la perversion narcissique et de la manipulation n’est malheureusement pas visible au premier abord. Ce sont les hommes qui sont souvent décrits pour leur perversion narcissique, mais les femmes endossent ce rôle de manipulation narcissique, perverse et toxique avec tout autant de ferveur. En effet, les témoignages de ces hommes victimes des affres de ces arachnides sont plus rares, parfois par honte, parfois par une habitude sociale moins emprise à la confidence.
Une autre difficulté afin de la démasquer, est l’adaptation sociale et culturelle. En effet, les perverses narcissiques savent de plus très bien jouer le rôle de victime du grand méchant homme qui les martyrise. Elles se jouent par conséquent des normes sociales et culturelles d’une pauvre femme sans défense.
En famille également, ces mères sont vues comme des mères parfaites tentant de faire de leur mieux, et l’amour inconditionnel habituel d’une mère est rarement remis en question..
Les perverses narcissiques sont de véritables tornades mortifères, cachées sous le manteau d’une brise d’été rafraîchissante..mais radioactive. Les traits des femmes perverses narcissiques sont pourtant bels et bien distingués, nocifs et inexcusables.
La séduction et la sexualité
La perversion narcissique se recontextualise constamment. C’est un trouble qui évolue en parallèle de la société en fonction des normes et des valeurs. La séduction est cependant un atout majeur pour les femmes depuis la nuit des temps, et une caractéristique d’autant plus appréciée au 21ème siècle qu’elle dessine les bases d’une ascension sociale ou financière de taille ou un simple moyen d’arriver à ses fins.
A l’instar du pervers narcissique, les perverses narcissiques aiment par-dessus tout séduire. Leur victime, les hommes, les femmes, la société : le monde entier est sous leur charme et doit le rester. Leur séduction, très mise en avant dans nos sociétés modernes occidentales, est très appréciée et cache en réalité un très sombre tableau. Un personnage mortifère et toxique, manipulateur et destructeur.
C’est sur ce même parallélisme qu’elles usent de leur charme et de leur sexualité pour séduire, plaire, manipuler, détruire, et nourrir leur narcissisme, miroir de leur intériorité inexistante. Leur intériorité est un puits sans fond.
L’égocentrisme
La femme perverse narcissique n’aime personne d’autre que l’image d’elle même. Elle est au centre du monde, et aime que cela perdure. Elle ne se remet jamais en question et a constamment raison : si ce n’est pas elle, c’est donc les autres. Si elle s’y frotte parfois, c’est par simple stratégie de manipulation.
Puisqu’elle est au-dessus des autres par pur conservation de son narcissisme, elle écrase alors son entourage pour se valoriser. Les autres n’ont à ses yeux aucune valeur, aucun intérêt, si ce n’est de façade. Elle est de ce fait jalouse de quiconque se mettrait en travers de son chemin, avec ce petit quelque chose en plus.
L’absence d’affect, d’empathie
La perverse narcissique est incapable de ressentir, de comprendre les émotions telles que la compassion ou l’amour. Elle se place principalement sur le registre de la colère, de la jalousie ou encore du mépris et de la haine. Elle est ancrée d’une immaturité affective qui la bloque dans l’enfance, au même stade que sa structuration psychique.
Tout ce que la manipulatrice montre alors (“je t’aime”, “tu m’as blessée”), n’est qu’un jeu de comédie, un travail de façade par mimétisme social.
Ce travail de comédie est d’autant plus réel chez cette personne toxique, que les émotions des femmes sont beaucoup plus tolérées, voire totalement acceptées et légitimées dans nos sociétés modernes et occidentales. Conséquence de quoi, elle n’a pas d’état d’âme. C’est sans compter l’instrumentalisation de sa victime qui n’est qu’à ses yeux, un objet et dont elle use comme bon lui semble pour nourrir son narcissisme et servir ses intérêts.
La domination et le besoin de contrôle
La perverse narcissique manipulatrice et toxique, ferre ses victimes. Par le biais de l’emprise psychologique bien sûr, mais aussi par des moyens factuels tels que le mariage, les enfants, une entreprise ou encore une dépendance sexuelle. Ainsi, elle tient en ses mains les ficelles de la domination et de la culpabilisation, pour rabaisser l’autre et lui donner l’impression d’être faible. Pour ferrer toujours plus cette domination caractérisée par l’emprise, elle isole sa victime de son entourage afin de pouvoir agir en toute puissance et éviter une rébellion, voire d’être démasqué. Ainsi, la descente aux enfers se passe toujours dans l’intimité du couple et jamais en public : elle donne l’image d’une femme (épouse, mère, chef d’entreprise..) parfaite et doit le rester.
Quant à leur besoin de contrôle : il est maladif. C’est elle qui commande, et à l’inverse de la matriarche, la perverse polymorphe dirige sa vie et le monde qui l’entoure pour régner, diviser et détruire des vies entières pour une seule et même cause : nuire pour nourrir son narcissisme et servir ses intérêts (financiers, sociaux) au dépend des autres, qui ne sont que des objets.
Les multiples visages
Tantôt charmeuse et séduisante, tantôt manipulatrice et arrogante, tantôt douce et attentionnée, tantôt autoritaire et colérique, la femme perverse narcissique utilise plusieurs comportements contradictoires et sème le doute ainsi que la confusion dans l’esprit de sa victime. Elle a tendance à passer rapidement d’une personne agréable en public à un bourreau en privé. La perverse polymorphe se fond comme un caméléon, statut qui la rend difficile à démasquer.
Autres généralités de la perverse narcissique
Les femmes perverses narcissiques jouent donc, le rôle de l’épouse, de la mère ou de la femme idéale, parfaite même. Elles perçoivent leur victime, non pas comme un égal mais comme un objet, dans une relation unilatérale, dont elles peuvent user et qu’elles martyrisent sans état d'âme.
Leurs victimes ne sont que des faire valoir, et leurs relations extra-conjugales sont parfois nombreuses. (voir notre article à ce sujet)
Lorsqu’elles sont mères pervers narcissiques, leurs enfants ne sont pas épargnés. Leur enfant n’est qu’une expansion de leur narcissisme et là encore : l’enfant est considéré comme un objet et non comme un individu. Il doit être parfait, à son image.
Ces comportements malveillants sont cependant difficiles à identifier, tant leur jeu de rôle et leur emprise est forte. Elles sont d’abord aimables, empathiques et flatteuses voire serviables. Puis elles sont dégradantes et humiliantes. On leur pardonne et on les aime, malgré leur absence d’humanité et leurs tentatives d’assassinats psychiques constants.
Elles sont cependant, dominatrices, manipulatrices, égocentriques et foncièrement mauvaises : leur principal intérêt est de nuire.
Leur caractère est de plus très lunatique, et est un véritable signal d’alerte. La frustration ? Leur pire ennemi.
6 étapes pour se protéger et fuir une femme perverse narcissique
La prise de conscience
Le premier pas salvateur afin de sortir de l’emprise d’une relation avec une perverse narcissique, est de prendre conscience de la manipulation et du caractère toxique de votre relation. C’est une porte grande ouverte sur l’éveil de la nature de la relation et un TGV direction la liberté, un phare dans la tempête émotionnelle.
S’informer
Prendre connaissance de ce qu’est la perversion narcissique, et du fait que personne n’a le droit de vous faire vivre quelconque enfer est une deuxième étape. Comprendre, mais aussi apprendre, c’est conscientiser l’idée que vous n’êtes pas seul et que cette situation n’est ni normale ni tolérable. Prendre connaissance de toutes les caractéristiques de ces femmes, de leur manipulation, de l’emprise et de la perversion narcissique en général permet une prise de recul et une démystification considérable.
Prendre de la distance
Mettre à distance et renoncer le plus rapidement possible à la perverse narcissique, et à la relation. Il s’agit de ne plus chercher à comprendre, à croire que la situation changera ou à excuser ses agissements : la perverse narcissique est malade, de par son trouble de la personnalité structurellement défini, et ne changera d’aucune manière. Son unique objectif est toxique, destructeur, dévastateur : celui de nuire.
S’entourer
S’entourer de nouveau de sa famille et de ses amis. Renouer des liens sains et concrets permet d'atténuer les fils de l’emprise et de se reconstruire avec soutien, équilibre et authenticité. C’est aussi parfois un réel bol d’air, de prise de conscience ou encore de lieu d’accueil de sa souffrance.
Se préparer à faire face au bourreau
Il est essentiel de se préparer à faire face à ses attaques et ses relances. Une perverse narcissique reviendra toujours, jusqu’à épuisement ou fermeture des émotions de sa victime.
Ainsi, mettre à distance, analyser ses propres besoins et son mal-être, répondre avec fermeté, répondre sans ne rien montrer, mais aussi apprendre à ne plus se justifier et à ne plus lui donner de quoi se nourrir narcissiquement de vos émotions. Ne plus nourrir cette relation, car nulle communication “normale” n’est possible. La relation est et restera forcément déséquilibrée.
Consulter un thérapeute
C’est une des étapes les plus importantes et qui apportent un soutien des plus considérables. Travailler avec un thérapeute spécialisé dans la perversion narcissique, permet d’en identifier les causes, les mécanismes et de les mettre à distance. C’est aussi un moyen de rebâtir ou de restaurer sa confiance en soi, son attention et de redéfinir ses rêves, ses envies, ses besoins et ses limites. Car ce sont par les failles et les blessures de la vie que les perverses narcissiques s'immiscent dans l’autre et dans son esprit.
C’est aussi et enfin le moyen de sortir définitivement de la dépendance à l’autre et d’enrayer pour toujours les schémas de l’emprise. La thérapie, devenue accessible, est un réel terrain d’accueil de la souffrance. Un thérapeute spécialisé, facile d’accès par les moyens technologiques modernes, permet de comprendre sans trop avoir à en dire : il saisit, sait, comprend les dynamismes pervers et la détresse immense, et accueille avec une neutralité bienveillante la victime.
Car si la famille est un archipel, vous êtes l’île principale de votre vie et personne ne devrait vous accoster sans une autorisation claire et définie. Ces pirates des mères, n’ont aucun droit de vous saborder. Prendre conscience des contours de son soi, de ses limites, de ses cratères et de ses failles, permet de s’apprécier et de s’aimer pour ses valeurs et sa beauté, s’apprécier à sa juste valeur. C’est le moyen le plus efficace et le plus pertinent de faire fuir les envahisseurs, car si le soleil et la lumière chassent toujours la pluie et les nuages, alors vous avez en votre possession la capacité d’évincer tout envahisseur.